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Le petit guide du baroudeur

Le petit guide du baroudeur

Vous êtes nombreux à aimer vous laisser aller à la découverte de la nature. Chacun à son rythme, étape par étape, flâner et cheminer permet de découvrir un environnement magique. Musette ou sac à dos et gourde, le vrai randonneur est toujours bien équipé et ce n’est jamais sans son couteau en poche qu’il goûte aux plaisirs de l’environnement. Retrouvons ces amis de l’aventure et du quotidien.

Les essentiels du baroudeur

Avant de partir en randonnée, et s’il s’agit d’une véritable excursion, il faut « prévoir l’imprévu » : perdre son chemin, se blesser, une chaleur intense ou l’arrivée du mauvais temps, en évaluant la durée prévisible de l’expédition. Pensons toujours que si tout ne se passait pas comme prévu, nous aurions besoin d’un minimum pour nous mettre en sécurité en attendant l’arrivée des secours.

Parmi les essentiels du baroudeur, le sac à dos. Il doit être bien adapté, facile à transporter. On y trouve des vêtements supplémentaires et un couvre-chef. Le téléphone portable est facilement accessible. La couverture de survie et une trousse de secours sont indispensables pour une randonnée en solitaire ou en groupe. Du désinfectant, quelques compresses, des ciseaux, des pansements, du paracétamol, une protection solaire et un anti-moustiques constituent la trousse de secours de base.

Les fondamentaux de la tenue vestimentaire du baroudeur sont des vêtements laissant le corps respirer et un poncho en cas de pluie. Les chaussures allient confort et sécurité. Légères et robustes, elles tiennent parfaitement le pied et disposent d’une semelle adaptée.

Les vivres et boissons

Manger et boire de l’eau régulièrement est la conduite à tenir. Pour une randonnée de quelques heures, l’hydratation, les barres énergétiques fruitées ou chocolatées, les fruits secs ou biscuits, constituent la nourriture de base du baroudeur. Pour une excursion d’une journée, un bon petit déjeuner ou des féculents, véritable réserve d’énergie, quelques protéines et légumes accompagnent le repas précédant le départ.

Le couteau de poche est-il autorisé ?

Les anciens, qu’ils soient vignerons ou chiffonniers, maquignons ou forgerons avaient tous dans leur poche cet outil indispensable. Malheureusement, de nos jours, les jeunes générations ne connaîtrons pas le rémouleur ambulant qui aiguisait les couteaux.

Cette tradition permet d’autoriser le port du couteau de poche pliant tel un Laguiole, un Opinel ou un couteau suisse. En revanche, le port de tout couteau, considéré comme arme blanche, est interdit.

Quel couteau de poche ?

– Le petit Opinel, un ancien français : il est indispensable pour couper le saucisson du pique-nique, utile pour collecter quelques herbes aromatiques, irremplaçable pour cueillir les champignons. Son excellente réputation tient à sa qualité. Doté d’une lame inoxydable et d’un manche en bois, il nécessite peu d’entretien. À un prix modique, il devient le compagnon de toute une vie. Le baroudeur Opinel, manche verni, lien en cuir, blocage de la lame est le couteau idéal des randonneurs.

– Le véritable Laguiole, un bijou : le célébrissime Laguiole fabriqué dans les usines françaises se distingue d’un ressort forgé orné d’une abeille. Forme courbée, lame en inox brillant, manche en corne ou bois, il séduit tant les hommes que les femmes. Le coût d’un Laguiole s’envole en présence d’un tire-bouchon. En version baroudeur, le couteau est doté d’un manche en cuir lui valant une résistance à toute épreuve.

– Le couteau suisse, un couteau multifonctions : doté d’un tournevis, ouvre-boîte, cure-dent, tire bouchon ou décapsuleur, d’une pince et de ciseaux, il sait tout faire. Comptez de 30 à une centaine d’euros pour le compagnon des vrais baroudeurs.